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ROMA à TROIS RIVIÈRES ÎPÉ La Mode 1700 |
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La Mode 1700 La laine rude est la première chose qui nous vient à l’esprit. Bien sûr il y en avait beaucoup dans les années 1700. On retrouvait également du coton, du lin, de la soie filée en brocade (satin et velours). La haute classe croyait que porter des vêtements qui miroitaient leur donnait un air plus distingué.
La couleur au XVIII ième siècle était produite à partir de teintures végétales. Les gens nantis avaient des vêtements de teintes pastels. Des peintures de l’époque nous révèlent des vestons d’hommes en soie damassée et en brocart jaune, de la soie rose avec des motifs blancs et également de la soie de couleur crème revêtue d’un appliqué brun fauve.
Il était essentiel pour la bourgeoisie de préserver une apparence de style. La mode française tout comme la cuisine, a été imitée à travers l’Europe. Nous présumons que les colons de Trois Rivières et de Louisbourg également, ont suivi cette mode avec quelques années de retard. |

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Dans sa correspondance avec la France en 1741, Jean Pierre Roma, un des premiers marchands de la colonie, faisait la requête de balles de cotons en provenance de la France. À la fête de Roma 2004, 4 gentils hommes ont bien voulu se revêtir des vêtements de l’élite de l’époque 1730. La présence de Jean Pierre Roma, Commandant de Trois Rivières, soulignait qu’il avait été un entrepreneur prospère et un visionnaire pour sa communauté. Roma a porté à cette occasion un manteau en velours bleu, sans collet et long jusqu’au genoux qu’on appelait un justaucorps. Les bouts des manches aux revers très larges et le mouvement des plis étaient les indices de quelqu’un qui réussit bien. À cette époque, les accessoires dispendieux mettaient en évidence le travail fin des coutures à la main.
Des tresses ornées d’or et d’argent et les broderies étaient populaires. Il a fallut beaucoup de temps aux servantes pour habiller la classe de loisirs. Un autre vêtement était un gilet, plus court que le manteau et n’ayant pas de plis. Il était conçu ajusté, avec des boutons tout le long ou seulement de la taille en montant. Éventuellement on allait connaître la veste vers 1670, avec comme caractéristique de couvrir les genoux et était ajusté à la poitrine. De plus une fente décorait l’arrière. Sous l’habit, le gentilhomme portait une fine chemise de lin, blanchie. Les manches gonflées, ressortaient du manteau. Le valet devait attacher un ruban de couleur au poignet, afin de retenir les manches. |

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Les hommes portaient des pantalons jusqu’au genoux, qu’on appelait des culottes, une petite bande des culottes se démarquait près du veston. Cette culotte populaire devint un changement important dans la mode, prenant la vedette au gros pantalon des années 1650.
Les gens de la haute classe avaient la constante attention de leurs valets et servantes, afin que leurs vêtements soient agrémentés de long bas de coton et que les bottes noires à boucles soient cirées. Une bande de lin qu’on appelait neckstock , était portée autour du cou. Pendant que les hommes étaient rasés de près par les servants, la propreté corporelle n’était pas prioritaire au XVIII’siècle. C’est ainsi qu’on explique que les gentilshommes étaient poudrés et parfumés. Le maquillage ou les visages peints étaient une mode pour les hommes et les femmes, peut-être pour masquer des cicatrices telles la picote ou autres maladies.
Mais l’élite n’était qu’un petit nombre. Les travailleurs portaient sensiblement le même linge à l’année longue. La chemise était taillée dans un carrée de 30 pouces de tissu naturel brut tel le lin ou le chanvre. On ne gaspillait pas le matériel. On le cousait à la main et on appliquait des soufflets pour plus de confort.
La pêche était l’activité principale et la morue l’espèce la plus exploitée. Les pantalons (culottes) des pêcheurs étaient faits de bandes brutes de matériels tissés à la main et coupés sur le sens de la longueur. Une veste ample en laine, un chapeau et des bas épais tricotés à la main étaient très utiles.
Pendant qu’on attendait que les chaussures arrivent de France, les sabots de bois gardaient les pieds des pêcheurs plus secs que les bottes de cuir. De la toile goudronnée en guise de manches et tabliers, quelques fois faits de cuir, protégeaient les travailleurs de la mer. Les femmes étaient vêtues modestement de plusieurs épaisseurs de vêtements, même dans la plus grande chaleur. Le vêtement de dessous (le change) était qu’une simple culotte de lin, longue jusqu’à la cheville. Les femmes de Trois Rivières en plus d’être servantes et couturières, travaillaient aussi fort que les hommes. Elles portaient une bande de tissus avec des pans retenus à la taille par- dessus le change. La jupe ou bien le jupon avaient des pans de laine brute, aussi retenus à la taille.
Les femmes de Trois Rivières n’avaient pas une garde robe élaborée. Le tissu de leurs robes étaient tissé à la main, probablement en France, avec des matières brutes telles le lin ou la laine et de couleurs foncées. Les éléments dominants de leur toilette était un grand tablier pour travailler et un chapeau de lin pour se couvrir la tête.
Écrit par Mme Joan Perrin, septembre 2004.
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Photos de Ken Perry |